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> RECHERCHE > Equipes de recherche > « Anachronies : textes anciens et théories modernes » > Année 2013-2014 > séance 3 : Comment construire une lecture allégorique ? (Atelier)

séance 3 : Comment construire une lecture allégorique ? (Atelier)

 Séminaire « Anachronies : textes anciens et théories modernes »

 

Séminaire transversal DSA - LILA (ENS), en collaboration avec l’Atelier de théorie littéraire de Fabula

Lire les actes du séminaire dans l’Atelier de Fabula : Anachronies.

 

 

Séance 3 : Atelier

Comment construire une lecture allégorique ?

 

Vendredi 13 décembre 2013, 16h-18h

ENS, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris

salle Cavaillès

 

Coordination : Frédérique Fleck, Guillemette Mérot.

 

L’interprétation allégorique donne à l’herméneute une liberté maximale, puisqu’elle l’invite à poser l’existence d’un sens caché qui prime sur le sens littéral. Est-il possible pour autant de construire n’importe quelle lecture allégorique à partir de n’importe quel texte ?

L’atelier proposera de poursuivre la réflexion menée par Sophie Rabau sur l’existence d’un donné textuel lors de la journée d’étude qui a clos l’an dernier le séminaire Anachronies. Sophie Rabau faisait le compte rendu d’expériences inspirées de celle de Stanley Fish(1), qui interrogeaient la construction de commentaires littéraires à partir de fausses données contextuelles, en s’appuyant sur la parole d’autorité de l’enseignant.

Notre corpus sera constitué de textes poétiques latins datant du Ier s. av. J.-C. au Ier s. apr. J.-C. A partir d’un document présentant succinctement les conceptions de l’allégorie à différentes époques, les participants seront libres, pour élaborer leur interprétation, de se mettre dans la peau du commentateur antique ou médiéval aussi bien que contemporain, qu’il soit philologue consciencieux ou exégète illuminé. Ces diverses propositions de lecture, rendues anonymes, seront mêlées à celles de critiques contemporains ou de commentateurs anciens. On s’interrogera à partir de là sur les conditions d’émergence des lectures allégoriques et leur ancrage historique, ainsi que sur l’existence d’un faisceau d’indices textuels qui les autorisent.

(1) Stanley Fish, « Comment reconnaître un poème quand on en voit un ? », Quand lire c’est faire. L’autorité des communautés interprétatives. Paris : Les Prairies ordinaires, coll. « Penser/Croiser », 2007, p.55-77.

 

Bibliographie :

- Todorov, Tzvetan, Symbolisme et interprétation. Paris : Seuil, coll. « Poétique », 1978 ; lire en particulier « Une interprétation opérationnelle : l’exégèse philologique », p.125-156, et « Quelques conclusions historiques et typologiques », p.157-164.

 

NB : La bibliographie est restreinte à dessein pour que les participants puissent prendre connaissance de l’ensemble de ces textes, qui serviront de base commune à la discussion.

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