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Littérature ancienne

 
Homère, Horace, le mythe d’Œdipe, les "Sentences" de Sextus
Ouvrage collectif.
Études de littérature ancienne 1.
1979.
Les quatre textes rassemblés dans ce volume étudient respectivement les festins des prétendants et la relation festin-guerre dans l’Odyssée, l’opposition classique masculin-féminin qui se trouve modifiée dans les Odes d’Horace, la traduction latine de verbo des Sentences de Sextus par Ruffin et les origines du mythe d’Œdipe.

 
 
Questions de sens
Homère, Eschyle, Sophocle, Aristote, Virgile, Apulée, Clément d’Alexandrie.
Pierre Salat, Françoise Desbordes, Alain Le Boulluec, Maria Daraki.
Études de littérature ancienne 2.
1982.
Ce recueil a pour objet l’étude, l’adaptation, l’interprétation et la traduction de certains auteurs de l’Antiquité. Parmi ces « questions de sens » : quel sens faut-il attribuer au passage de Phlégyas et Tantale aux Enfers de l’Énéide (livre VI, vers 601-627) ? Comment Eschyle détourne-t-il le texte hésiodique tout en le suivant de très près ? Quel rôle attribuer aux traductions d’Œdipe Roi de Sophocle effectuées au XVIIIe siècle ?

 
 
Le Texte et ses représentations
Études de littérature ancienne 3.
1987.
Les articles publiés dans ce recueil reflètent quelques-uns des exposés présentés au Séminaire de littérature ancienne qui s’est tenu à l’École normale supérieure dans les années 1979-1985.
En choisissant comme thème « Les représentations anciennes du texte », on se proposait tout d’abord de décele les images que le texte littéraire donne de lui-même. La deuxième section du présent volume « Images, chiffres, emblèmes » correspond à cette partie du travail.
L’enquête s’est ensuite portée sur les images que donnent du texte les commentaires dont il est l’objet propre.

 
 
Le Monde du roman grec
Marie-Françoise Baslez, Philippe Hoffmann, Monique Trédé.
Études de littérature ancienne 4.
1992.
Comment est né le roman grec ? Quels sont les rapports qu’il entretient avec l’histoire ? Quel est son public ? Comment le situer dans la perspective plus vaste de la littérature romanesque antique, médiévale et moderne ? Voici quelques-unes des questions posées par cet ouvrage.

 
 
L’Invention de l’autobiographie d’Hésiode à saint Augustin
Marie-Françoise Baslez, Philippe Hoffmann, Laurent Pernot.
Études de littérature ancienne 5.
1993.
Les formes littéraires du roman et de l’autobiographie ont en commun de n’être guère représentées dans la Grèce classique et de s’être constituées à partir de l’époque hellénistique et romaine. Elles ne cesseront plus, par la suite, de jouer un rôle dans la culture européenne. Elles offrent des éléments de réflexion importants sur l’apport des sciences de l’Antiquité.

 
 
Le Concept de nature à Rome
La physique.
Carlos Lévy.
Études de littérature ancienne 6.
1996.
Comment la conception religieuse et mythique de la nature qu’avaient traditionnellement les Romains a-t-elle survécu à l’irruption de la philosophie ? Que savaient-ils de la réflexion grecque sur la physique ? Comment ont-ils adapté cette information à leurs propres préoccupations ? Telles sont quelques-unes des questions explorées dans cet ouvrage.

 
 
Antiquités imaginaires
La référence antique dans l’art occidental de la Renaissance à nos jours.
Philippe Hoffmann et Paul-Louis Rinuy.
Études de littérature ancienne 7.
1996.
Rassemblant quatorze contributions de spécialistes de la littérature et de l’histoire de l’art, ce livre tente de donner une série d’aperçus précis des différentes manières dont la référence à l’Antiquité a joué un rôle, capital, dans la création artistique de la Renaissance à nos jours. De Raphaël jusqu’aux actuels mouvements « post-modernes », la création a été profondément marquée en Occident par les visages successifs d’une Antiquité sans cesse réinventée et réinterprétée. Ovide, Philostrate, Platon et Aristote ont été au coeur des débats et des réflexions des écrivains et des critiques, tout comme les chefs-d ?oeuvre de l’architecture et de la sculpture ? le Parthénon ou le Laocoon ? ont inspiré les artistes au fil de leurs redécouvertes successives de l’art antique. Héritage, influence, réinvention, Classic revival, Nachleben der Antike ? Les mots et les expressions sont nombreux pour tenter de cerner un phénomène crucial et chatoyant.

 
 
Le Rire des Anciens
Philippe Hoffmann, Monique Trédé, Clara Auvray-Assayas.
Études de littérature ancienne 8.
1998.
Les auteurs se sont attachés à saisir les diverses nuances du rire « littéraire » dans les œuvres comiques de l’Antiquité. De cet art comique, la comédie reste l’expression privilégiée et Aristophane, Ménandre et Plaute sont au cœur de ces études.

 
Images romaines
Clara Auvray-Assayas.
Études de littérature ancienne 9.
1998.
À partir d’une documentation très variée (statues, monnaies et portraits peints, textes de rhéteurs, de poètes et de juristes) se dessinent les pratiques mises en œuvre par les Romains pour représenter par l’image et fixer en même temps les cadres de l’interprétation.

 
Théories de la phrase et de la proposition de Platon à Averroès
Stéphane Diebler, Philippe Büttgen, Marwan Rashed.
Études de littérature ancienne 10.
1999.
Les théories de la phrase et de la proposition de l’Antiquité au Moyen Âge n’avaient jusqu’à présent jamais fait l’objet d’une étude d’ensemble. On trouvera dans cet ouvrage, outre de nombreux travaux substantiels sur Platon et Aristote, des contributions novatrices sur la tradition stoïcienne, ainsi que sur les aristotélismes grec, syriaque, arabe et latin.

 
 
Le Censeur et les Samnites
Sur Tite-Live, livre IX.
Dominique Briquel et Jean-Paul Thuillier.
Études de littérature ancienne 11.
2005.
Le livre IX des Histoires de Tite-Live s’ouvre sur le désastre retentissant qu’infligent les Samnites aux Romains en ce dernier tiers du IVe siècle avant notre ère : aux Fourches Caudines, les légions romaines sont obligées de passer sous le joug, à commencer, déshonneur suprême, par les consuls, à demi-nus ou presque (primi consules prope seminudi sub iugum missi). Mais Rome n’aurait pas été Rome si la situation n’avait pas été rétablie, et l’humiliation bientôt effacée : même Alexandre le Grand, qui vivait à cette époque, n’aurait pas vaincu le peuple romain s’il était venu en Italie au lieu d’aller conquérir l’Orient et ses nations voluptueuses...
Ce livre IX voit aussi la geste de grands personnages comme Papirius Cursor et Appius Claudius, le censeur qui construisit le premier aqueduc et traça la voie appienne, la « reine des longues routes » (Stace). Ce sont ces généraux et ces politiques hauts en couleurs que les auteurs de l’ouvrage viennent nous présenter, en s’appuyant sur le texte livien dont on ne néglige aucun aspect, depuis son établissement jusqu’à son style.

 
  Cicéron et Philodème
La polémique en philosophie.
Clara Auvray-Assayas et Daniel Delattre.
Études de littérature ancienne 12.
2001.
À la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique : Cicéron, Romain, et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l’être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d’Herculanum.

 
 
Ariane et Dionysos
Un mythe de l’amour conjugal.
Claude Vatin.
Études de littérature ancienne 13.
2004.
Ariane, compagne délaissée par Thésée, devient l’épouse triomphale de Dionysos qui l’élève au rang des immortels. Ce mythe de la passion partagée et de l’immortalité par l’amour conjugal a inspiré les poètes et les artistes tout au long de douze siècles de culture grecque et gréco-romaine, jusqu’aux marches lointaines de l’Asie centrale. Vases, terres cuites, fresques, mosaïques, fibules, miroirs ou sarcophages témoignent de sa puissance et de sa pérennité. Face à l’institution juridique du mariage où l’épouse serait une perpétuelle mineure, le mythe oppose l’image d’un lien conjugal tout aussi légitime, conclusion d’une passion spirituelle et charnelle également partagée par les deux amants. On ne saurait comprendre la société antique si l’on ignore l’une des deux faces de ce diptyque. Mythe de l’amour, mais aussi de l’éternité par l’amour, Ariane est donc une figure de félicité par-delà la mort. Dans la quête d’immortalité d’une société qui se métamorphose, elle est devenue un symbole de la survie dans l’amour divin.

 
 
Skema / Figura
Formes et figures chez les Anciens.
Maria Silvana Celentano, Pierre Chiron, Marie-Pierre Noël.
Études de littérature ancienne 14.
2004.
La théorie des figures a été longtemps considérée comme le principal, sinon l’unique, héritage valable de la rhétorique ancienne. Reconnue parfois comme une anticipation de la « poétique » contemporaine, elle s’est également entendu reprocher sa « rage taxinomique » (R. Barthes) et son incapacité à procurer des définitions, des descriptions et des classements satisfaisants.
Le temps est venu, pour réévaluer cet héritage, de replacer les figures dans leur contexte originel : dans le corpus théorique (variable selon les auteurs et les périodes) où elles s’inscrivent ; dans le vaste ensemble constitué par la rhétorique ancienne (avec ses versants pratique et spéculatif, ses finalités « poétique » et critique, ses « tâches » d’invention, d’expression, de structuration, d’action et de mnémotechnie) ; dans le contexte plus large, enfin, constitué par les recherches des grammairiens et des philosophes antiques sur la représentation et l’expression.
Telle est l’ambition du présent volume qui réunit vingt-deux contributions de spécialistes français et italiens, tous soucieux d’éclairer d’un jour nouveau un champ paradoxalement négligé.

 
 
L’invention de l’histoire politique chez Thucydide
Jacqueline de Romilly.
Études de littérature ancienne 15.
2005.
Comment naquit l’histoire politique en Grèce au Ve siècle avant notre ère ? En racontant la guerre du Péloponnèse, Thucydide n’a pas uniquement écrit l’histoire de la plus importante des guerres grecques : soucieux de « voir clair » dans les événements, il a scruté avec une lucidité exceptionnelle le comportement de ses principaux acteurs et mis en lumière les ressorts politiques, intellectuels et psychologiques animant les cités et les hommes de son temps. Unique par sa visée (l’histoire d’un seul événement) et par ses exigences méthodologiques, l’œuvre de Thucydide n’en est pas moins fortement inscrite dans son époque : nombreux sont les points de contact avec les sophistes, les médecins (Hippocrate), les tragiques (Euripide), les philosophes (Platon), avec lesquels l’historien partage un même désir de connaissance.
Les textes de Jacqueline de Romilly réunis dans ce livre présentent, avec rigueur et vivacité, quelques jalons essentiels de la réflexion qu’elle a menée durant plus de quarante ans sur Thucydide. Ils devraient intéresser non seulement les passionnés de la Grèce antique, mais aussi tous ceux qui, littéraires, philosophes, historiens ou sociologues, s’interrogent sur le « politique » et sur l’homme.

 
 
Réceptions antiques
lecture, transmission, appropriation intellectuelle.
Charles Guérin, Laetitia Ciccolini, Stéphane Itic, Sébastien Morlet.
Études de littérature ancienne 16.
2006.
Parallèlement à l’étude de la tradition manuscrite, les mécanismes de transmission des textes peuvent être abordés sous l’angle de la réception. Une telle approche, centrée sur les modalités d’appropriation intellectuelle des œuvres, permet de restituer leur épaisseur historique aux pratiques de lecture et d’écriture dans l’Antiquité. Les analyses rassemblées dans ce volume révèlent, au-delà des différences d’époque, de genre littéraire ou de langue, des constantes de lecture propres au monde antique, qui trouvent leurs prolongements jusqu’à l’époque moderne. À travers l’examen de concepts clefs (réécriture, modèle, tradition directe et indirecte, corpus) apparaissent différents scénarios de réception qui fondent pour les textes la possibilité d’une vie nouvelle.

 
 
Couleurs et matières
Textes, techniques et pratiques.
Sandrine Dubel, Valérie Naas, Agnès Rouveret.
Études de littérature ancienne 17.
2006.
Nos connaissances sur les usages de la couleur et de la polychromie dans la peinture et la sculpture antiques se sont considérablement renouvelées grâce aux découvertes archéologiques récentes, notamment en Macédoine, et au perfectionnement sans cesse accru des méthodes d’analyse physico-chimique des matières colorées. En outre, la littérature descriptive a fait l’objet de nombreuses études ces dernières années. Le présent volume prend en compte le résultat de toutes ces nouvelles recherches.
Les textes ici réunis couvrent un large spectre, allant des couleurs de la peinture au sens des couleurs chez les Latins en passant par le jeu des couleurs sur les matières. Idées reçues et évidences sont remises en cause : les couleurs ne se résument pas à des pigments, le jeu des matières et des couleurs exprime des valeurs symboliques et sociales complexes et fluctuantes.
En prenant appui sur l’analyse comparée de textes philosophiques, rhétoriques et techniques, ainsi que d’ecphraseis d’époque hellénistique et impériale, les auteurs tentent de définir le rôle de la couleur et des matières précieuses dans la reconstitution imaginaire de l’œuvre d’art peinte ou sculptée et d’évaluer, de ce point de vue particulier mais aussi largement polysémique, grâce aux usages métaphoriques de la « couleur », certains aspects de la réélaboration du modèle classique entre l’époque hellénistique et l’Empire.

 
 
Identités romaines
Conscience de soi et représentations de l’autre dans la Rome antique.
Mathilde Simon.
Études de littérature ancienne 18.
2011.
 
Le renouvellement des études antiques a mis en évidence l’importance de la notion d’identité. Les populations indigènes soumises par les Grecs puis par les Romains, les phénomènes d’acculturation ont suscité l’attention, interrogeant la manière dont ces peuples étaient représentés par les vainqueurs. En évoquant les autres, ceux-ci nous parlent d’abord d’eux-mêmes, de l’imaginaire qui les habite, bien plus qu’ils ne nous livrent des informations ethnographiques.
Si les questions d’identité ethnique et culturelle ont été bien étudiées dans le monde grec, tel n’est pas le cas dans le monde romain. Pourtant, la maîtrise d’un Empire immense est passée par l’intégration progressive de peuples très divers, et la conception romaine de l’identité culturelle s’est développée de manière originale : c’est ainsi, par exemple, que le motif de l’humanitas a permis d’articuler la relation de Rome avec les Barbares. Il s’agit donc dans ce livre non d’une mais de plusieurs identités, de la définition culturelle de la romanité et de la représentation, par les Romains, de l’altérité.

 
 
Rubor et Pudor
Vivre et penser la honte dans la Rome ancienne.
Renaud Alexandre, Charles Guérin, Mathieu Jacotot.
Études de littérature ancienne 19.
2012.
Dans la Rome ancienne, la honte constituait un outil efficace de contrôle des comportements. Phénomène social, moyen idéologique, objet intellectuel, elle offre une voie d’accès privilégiée aux mentalités et aux modes de pensée romains.
Mais tout en se présentant aux modernes à travers le prisme trompeur d’une désignation uniforme, la honte recouvrait des réalités, des pratiques et des fonctions diverses : tantôt formalisée par les études savantes ou exploitée dans des œuvres littéraires, tantôt subie ou infligée dans la vie quotidienne ou sur la scène politique.
D’un domaine à l’autre, d’une époque à l’autre, ce volume interroge l’unité de la notion sur le temps long de l’histoire romaine. Entre extériorité et intériorité, pensée réflexive ou expérience formalisée, l’idée d’une honte proprement romaine est ici mise à l’épreuve.

 
 
Chrétiens et l’hellénisme (Les)
Identités religieuses et culture grecque dans l’Antiquité tardive.
Arnaud Perrot.
Études de littérature ancienne 20.
2012.
Les modernes ont souvent opposé les chrétiens à l’hellénisme. Les auteurs antiques eux-mêmes – qu’ils soient « Grecs » ou chrétiens – semblent avoir thématisé leur antagonisme. Que vaut cette ligne de fracture ? Qu’est-ce qu’être Grec à la fin de l’Antiquité ?
Pour quelles raisons un chrétien hellénophone, passé par les écoles de l’Empire et nourri de paideia, ne saurait-il être un Grec, au même titre que les autres ? Qui donne, qui revendique et qui refuse ce titre – et pourquoi ? Les termes dans lesquels le sujet est posé ne sont ni simples, ni neutres. La notion d’hellénisme, qui peut paraître moins confessionnelle que celle de « paganisme », est en réalité marquée par les conflits religieux des époques hellénistique et tardive. Ce sont, on le montrera, les besoins de l’autodéfinition et l’élaboration de la polémique contre l’Autre qui conditionnent les rapports entre les chrétiens et « l’hellénisme ».
Cet ouvrage porte une attention particulière au but poursuivi par les auteurs anciens dans chacune de leurs déclarations identitaires, entre langue commune et particularisme religieux.

 
 
Comédie et philosophie
Socrate et les « Présocratiques » dans les Nuées d’Aristophane.
André Laks et Rosella Saetta Cottone.
Études de littérature ancienne 21.
2013.
Les Nuées, qu’Aristophane même considérait comme la plus « savante » ou « habile » de ses œuvres, inaugurent avec éclat la longue histoire des rapports de l’intellectuel avec le monde. Le chemin qui conduit à l’abolition des dettes contractées par un fils dispendieux passe-t-il par celui des connaissances ? Le père endetté, qui répond au nom transparent de Strepsiade – M. Retourneur –, tente sa chance. En vain : c’est un lourdaud. Lui-même emberlificoté par un fils qui excipe de la leçon des philosophes pour le frapper, il se retournera finalement contre le « Pensoir », l’école philosophique dont Socrate est ici le représentant attitré. La pièce d’Aristophane, avec la virulence propre à la comédie et les ressources propres au théâtre, parle de la relation entre la théorie et la pratique, mais aussi de celle entre les Nuées, divinités aussi suprêmes que complexes, et les simplets que nous sommes tous ; elle parle de la langue et des théories philosophiques, dont elle construit l’unité sous-jacente et dénonce la complicité profonde, par-delà leur confrontation de surface. En fin de compte, la comédie se révèle école de pensée. Platon saura s’en souvenir.

 
 
Portrait du sophiste en amateur d’art
Lucien de Samosate.
Sandrine Dubel.
Études de littérature ancienne 22.
2014.
Célébré pour son « rire sérieux » et satirique, créateur de formes nouvelles, Lucien de Samosate est aussi l’auteur (l’inventeur ?) des « tableaux » d’Apelle ou de Zeuxis qui ont inspiré les artistes de la Renaissance en l’absence des originaux perdus. À côté de ces ekphraseis, qui sont autant de mises en scène de l’art du sophiste, Lucien soumet toutes sortes de réalisations antiques – picturales, sculpturales, architecturales – à l’évaluation du regard et du discours d’un homme de culture : il définit ainsi le rapport exemplaire que « l’honnête homme » se doit d’entretenir avec l’art.
Expression d’un goût proprement grec dans un monde romain plus sensible au chatoiement des marbres, ce recueil associe des descriptions d’œuvres illustres (la Calomnie d’Apelle, la Famille de centaures de Zeuxis, les Noces d’Alexandre et de Roxane d’Aétion, l’Héraclès gaulois, l’Aphrodite de Cnide) à des textes décisifs pour l’histoire sociale et culturelle de l’art et du regard (Le Songe, La Salle, Les Menteurs d’inclination, Zeus tragique, Les Portraits...).

 
 
À l’école d’Homère
La culture des orateurs et des sophistes.
Sandrine Dubel, Anne-Marie Favreau-Linder, Estelle Oudot.
Études de littérature ancienne 24.
2015.
Homère « maître de rhétorique » ou Homère « premier sophiste », tel est le paradoxe d’une réception antique qui fait de l’aède de Chios le maître d’un idéal oratoire. Ce volume décline les différentes modalités selon lesquelles l’autorité d’Homère s’exerce ou se voit discutée, dans la formation rhétorique des élites d’abord, puis dans le discours des sophistes et des orateurs. Dans les multiples situations de communication auxquelles l’homme éloquent sait répondre – discours public, banquet, dialogue familier, cour impériale –, le Poète est souvent invité. Parler d’Homère, c’est se révéler homme de culture, mais c’est aussi cimenter cette culture, en empruntant, par les exemples et les citations homériques, un langage partagé par les Grecs, depuis l’Athènes classique jusqu’à l’époque byzantine.

 
 
Images de l’Antiquité dans la littérature française
Le texte et son illustration.
Emmanuèle Baumgartner, Laurence Harf-Lancner.
1993.
 
Du Moyen Âge à nos jours, l’Antiquité grecque, latine et biblique n’a jamais cessé d’imprégner notre culture. Récits de fiction, historiographie, théâtre, poésie, propagande, textes esthétiques et philosophiques : dans tous les types de discours comme dans leur mise en images se dessine en diachronie la présence de l’Antiquité, sous forme de continuités et de ruptures.

 
 
 
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