ACCUEIL DÉPARTEMENT ENSEIGNEMENTS RECHERCHE ENSEIGNANTS ÉLÈVES RESSOURCES
> ENSEIGNEMENTS > Cours et séminaires de recherche 2019-2020 > Grec > Séminaires d’initiation à la recherche et séminaires de recherche

Séminaires d’initiation à la recherche et séminaires de recherche

Lire la tragédie grecque : Électre d’Euripide
Christine Mauduit, Rossella Saetta Cottone
S1, 6 ECTS
Comment aborder la lecture d’une tragédie grecque, en maîtrisant les savoirs techniques et les approches méthodologiques indispensables au travail de déchiffrement du texte, sans délaisser le questionnement sur le sens qui accompagne toute réflexion critique et théorique sur la littérature, qu’elle soit ancienne ou moderne ? Telle est la question à laquelle ce séminaire voudrait contribuer à répondre, en prenant pour fil conducteur de la réflexion l’Électre d’Euripide. Nous lirons de larges extraits de la pièce, choisis en fonction de l’intérêt qu’ils présentent pour ouvrir à l’analyse des différentes composantes de l’oeuvre (texte, spectacle, mythe, personnages, etc…) et réfléchir aux grands problèmes posés par son interprétation en accordant une attention particulière à la dramaturgie, aux jeux d’intertextualité, aux questions poétiques et génériques.
La connaissance du grec est requise pour suivre ce séminaire.
Vendredi 10h-12h, salle de séminaire du CEA
Première séance : 27 septembre 2019
Validation : exposé oral

 

Introduction à la théorie littéraire antique : la Poétique d’Aristote
Christine Mauduit
S2, 6 ECTS
Introduction à la théorie littéraire antique : la Poétique d’Aristote Christine Mauduit S2, 6 ECTS Premier traité grec de théorie littéraire à nous être parvenu, la Poétique d’Aristote, qui propose un embryon de système des genres et une définition de la tragédie qui a fait date est aussi un texte difficile et déroutant, dont la réception dans l’Europe moderne a souvent gauchi les préceptes et dénaturé la visée originelle. Or, si ce traité n’a cessé d’être édité, traduit et commenté à l’étranger jusqu’à ces dernières années, il a été relativement délaissé par les chercheurs français, depuis le commentaire publié aux Éditions du Seuil en 1980 par R. Dupont-Roc et J. Lallot. Une nouvelle traduction commentée de la Poétique, fondée sur l’édition récente de L. Tarán et D. Gutas (Brill, 2012), et intégrant les acquis des nombreux travaux parus ces dernières décennies sur le traité d’Aristote (Halliwell, Lanza, Oksenberg Rorty, Schmitt, etc.), est donc susceptible d’en renouveler en partie l’approche auprès du public français.
C’est ce nouveau commentaire que vise à préparer notre séminaire sur la Poétique, où il s’agit, en suivant le texte dans son développement, de présenter tous les problèmes posés par sa lecture, depuis l’établissement du texte jusqu’aux débats interprétatifs qui se sont développés autour des notions clés de la théorie aristotélicienne de la tragédie.
La connaissance du grec est requise pour suivre le séminaire.
Première séance : 24 janvier 2020
Première séance : 24 janvier 2020
Validation : compte rendu de lecture

 

Politique, dialectique, sophistique :
le dialogue des Méliens et des Athéniens chez Thucydide
Camille Rambourg
S2, 6 ECTS
À l’été 416, Athènes part en campagne contre la petite île de Mélos, peuplée de colons de Sparte dont la neutralité a fini par indisposer leur puissante voisine ; le dialogue des Méliens et des Athéniens (Hist. V, 84-114) donne à lire les efforts de la délégation athénienne pour pousser les insulaires à se soumettre sans combat. Or bien des questions surgissent à la lecture de ces pages très denses. Comment comprendre le choix de la forme dialoguée, unique dans l’oeuvre de l’historien – l’échange politique s’incarnant partout ailleurs dans des antilogies ? Quels éclairages peut-on lui trouver dans le contexte intellectuel et littéraire des dernières décennies du Ve siècle ? Comment, plus fondamentalement, interpréter cet épisode où l’on voit Athènes repousser la rhétorique du discours suivi pour imposer la forme dialoguée, en une discussion serrée sur les fondements de l’impérialisme et sur la loi du plus fort qui n’est pas sans évoquer les positions que défendront plus tard le Calliclès du Gorgias ou le Thrasymaque de la République ? Le séminaire tentera de démêler ces différents fils, tout en proposant une introduction à la réflexion « sophistique » sur le politique de la seconde moitié du Ve siècle et aux formes prises par cette réflexion.
La connaissance du grec est souhaitable pour suivre ce séminaire.
Première séance le mercredi 29 janvier 2020
Première séance le mercredi 29 janvier 2020
Validation : participation active aux séances

 

Le sublime dans l’Antiquité : Pseudo-Longin, Peri Hupsous
Dimitri El Murr, Camille Rambourg, Jean Trinquier
S2
Né dans l’Empire Romain, sans doute au Ier siècle de notre ère, et disparu jusqu’au XVIe siècle, le traité Du Sublime n’a eu, avant la traduction de Boileau, aucune postérité notable. C’est une tout autre histoire qui commence quand, en 1674, Boileau offre sa traduction au public. Pendant les deux siècles suivants, le nom de (Cassius) Longin, secrétaire de la reine de Zénobie, auquel on attribue la paternité du Peri hupsous, est connu et admiré de tous, tant et si bien qu’à la fin du XVIIe siècle le traité Du Sublime est devenu une lecture obligatoire pour tout homme cultivé de part et d’autre de la Manche. Le succès du traité tient en grande partie à son originalité : contrairement à d’autres traités rhétoriques du même genre (par exemple, ceux d’Hermogène), le Peri hupsous offre très peu de préceptes techniques et de règles pratiques directement transmissibles et applicables. En un sens, le Peri hupsous est plus un essai de critique littéraire qu’un traité de rhétorique, et c’est en cela qu’il est fascinant, car il fait entendre un ton, une voix, et un goût, et réfléchit sur le sublime autant qu’il analyse ses conditions stylistiques et littéraires. Ce cours vise à proposer une lecture du Peri hupsous en conjuguant analyse de sa structure d’ensemble et de son projet, et analyse détaillée de certains chapitres, et en combinant les approches philologiques, philosophiques, et littéraires. Une bibliographie détaillée et un syllabus des séances seront distribués lors du premier cours. Ce cours est adossé à la visite de Casper De Jonge, Professeur invité à l’ENS (en mars-avril 2020). Il sera complété par un colloque sur le sublime dans l’Antiquité et au-delà, organisé conjointement par le DSA et le Département de philosophie.
Première séance le jeudi 23 janvier 2020
Première séance le jeudi 23 janvier 2020
Validation : à déterminer

 

Portraits du philosophe grec en écrivain :
formes littéraires et intention philosophique (époque impériale)
Stéphane Toulouse
S1 ET S2, 6 ECTS
Le cours présentera, à travers des lectures de textes, les diverses manières dont les philosophes grecs, sous l’Empire, ont investi les formes et les genres littéraires. Le parcours suivra la chronologie. Au premier semestre, on commentera les oeuvres les plus significatives de cet investissement, produites entre le Ier siècle et la fin du IIIe siècle, de Plutarque à Porphyre, en allant du dialogue fictif à la lecture allégorique, via la poésie, le commentaire, le manuel ou l’écrit personnel. Au second semestre, on examinera des textes allant du IVe au VIe siècle, de Jamblique à Damascius, qui comportent de l’art oratoire, de la poésie, du conte, du commentaire ou même de l’histoire. On donnera des éléments de compréhension contextuels issus de l’histoire de l’éducation ou de l’histoire sociale, et les motifs et effets de cet investissement seront toujours au coeur de la réflexion.
Jeudi 17h-19h, salle de paléographie du CEA
Premier cours : 26 septembre 2019
Validation : présence assidue et petit mémoire sur un sujet choisi en concertation

 

L’analyse et l’édition des sources anciennes : quels outils à l’ère numérique ?
Laurent Capron, Julie Giovacchini, Sébastien Grignon, Juliette Lemaire
S1 ET S2, 6 ECTS PAR SEMESTRE
L’analyse et l’édition de textes grecs ou latins nécessitent l’usage d’outils de travail très divers : corpus, dictionnaires, catalogues de manuscrits, etc. L’informatisation et le développement des ressources en ligne permettent de nouvelles approches pour ce travail. Cette reconfiguration soulève de nombreuses questions : pérennité et mise à jour des éditions, identification des objets, référencement des données, etc. Mais ce tournant des sciences philologiques est avant tout un déplacement de limites qu’il faut encore identifier. Ce séminaire propose donc à la fois une première appropriation de ces outils ainsi qu’une approche critique à partir de l’étude de cas concrets.
Contact : laurent.capron@vjf.cnrs.fr
Un mercredi sur deux 10h-12h - première séance : 25 septembre 2019
S1 : 25 septembre ; 9 et 23 octobre ; 13 et 27 novembre ; 4 et 18 décembre 2019, salle de séminaire du CEA
S2 : 22 janvier ; 19 février ; 4 et 18 mars ; 1er, 15 et 29 avril 2020, salle de séminaire du CEA
Validation : présence et participation active au séminaire

 

 

  |   Contacts & Plans  |   Mentions légales  |   Plan du site  |   Suivre la vie du site RSS